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| "Le temps est venu d'honorer tous les morts
sans exception", a souhaité mardi Nicolas Sarkozy. Le président de la République française a jugé lors de la célébration nationale du 90e anniversaire de l'armistice de 1918 à Douaumont (Meuse), que "beaucoup" des "poilus" français exécutés pendant la Grande Guerre "n'avaient pas été des lâches". Grande guerre, Lazare Ponticelli, en mars dernier, Nicolas Sarkozy a souligné que "tous les témoins de cette tragédie ont disparu", que "les haines se sont éteintes" et que "l'esprit de revanche a disparu". Aussi, a jugé le président de la République, "le temps est venu d'honorer tous les morts sans exception". "Aucune" souffrance ni blessure ne doit être oubliée, a-t-il souhaité. qui s'affrontèrent pendant quatre ans", y compris le nouveau président du Bundesrat, la chambre haute allemande, Peter Müller. Les deux hommes se sont inclinés ensemble au cimetière allemand voisin de Ville-devant-Chaumont (Meuse). de la guerre les quelque 600 Français fusillés pour désertion, mutineries ou refus d'obéissance, sans pour autant aller jusqu'à demander leur réhabilitation collective comme l'avait fait Lionel Jospin en 1998. pression trop forte, à l'horreur trop grande et qui un jour, après tant de courage, tant d'héroïsme, sont restés paralysés au moment de monter à l'assaut. Je penserai à ces hommes dont on avait trop exigé, qu'on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyés au massacre, à ces hommes qui, un jour n'ont plus eu la force de se battre", a dit Nicolas Sarkozy. beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s'étaient pas déshonorés, n'avaient pas été des lâches, mais que, simplement ils étaient allés jusqu'à l'extrême limite de leurs forces", a-t-il déclaré. "Ils étaient des hommes comme nous, avec leurs forces et avec leurs faiblesses (...) ils furent aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes qui n'étaient pas préparés à une telle épreuve", a-t-il expliqué. Bockel avait annoncé que le gouvernement réfléchissait à une réhabilitation "au cas par cas" de ces soldats fusillés. l'Arc de triomphe à Paris mais à l'ossuaire de Douaumont, inauguré en 1932 et qui accueille les restes de quelque 130.000 soldats français et allemands non identifiés sur les 300.000 tombés à Verdun. Le prince Charles d'Angleterre, le grand-duc Henri de Luxembourg ou encore le président de la Commission européenne José Manuel Barroso étaient aussi présents. AP |
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