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| Le général rebelle Laurent Nkunda a lancé lundi
une mise en garde contre tout engagement militaire d'un pays africain aux côtés de l'armée de Kinshasa au Nord-Kivu (est du Congo-Kinshasa), où les craintes d'une épidémie de choléra s'accentuent sur fond de face-à-face tendu entre soldats et rebelles. (SADC) ont annoncé que des Etats-membres pourraient, si nécessaire, envoyer des troupes de maintien de la paix en République démocratique du Congo, afin de porter assistance à la MONUC (Mission des Nations unies au Congo), cible de critiques pour son incapacité à enrayer le conflit et protéger les civils. Babu Amani, porte-parole de Laurent Nkunda. "Nous ne garderons pas le silence pendant qu'ils nous tuent. Nous nous défendrons", a-t-il lancé, ajoutant cependant que les forces du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda ne s'attaqueraient pas à la MONUC. de la Défense ont à nouveau souligné "l'urgence d'une solution politique", la "seule" pouvant permettre le "retour à la stabilité de la région". Ils ont demandé que tout soit mis en oeuvre pour permettre à la MONUC d'assumer son rôle, mais n'ont pas fait mention d'un éventuel envoi de troupes européennes. Nord-Kivu, ils ont exhorté les parties à respecter le cessez-le-feu et à mettre fin aux "atteintes inacceptables aux droits de l'Homme" dont les "nombreuses violences sexuelles" et l'"utilisation d'enfants-soldats par les groupes armés". de soldats européens au Congo-Kinshasa, alors que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner insistait sur le besoin urgent de 3.000 soldats supplémentaires pour renforcer les 17.000 hommes de la MONUC. "La situation est très grave", a-t-il dit aux journalistes. "Nous devons" pousser "pour une solution politique", "la situation humanitaire est extrêmement désastreuse",
c'est "intolérable".
envoi de troupes européennes, mais son chef de la diplomatie Karel De Gucht a été le seul à proposer des militaires lors des discussions à huis clos, selon des sources diplomatiques. grandissent: deux habitants infectés y ont été hospitalisés dimanche, ainsi que deux autres personnes réfugiées dans la ville, selon le Dr Rafaela Gentilini, de Médecins sans Frontières (MSF). Les humanitaires ont recensé plus de 50 cas de choléra dans le secteur depuis vendredi. Nkunda, qui a lancé une nouvelle offensive d'envergure fin août, s'est autoproclamé ces dernières années protecteur des tutsis congolais contre les milices hutues rwandaises, opérant dans l'est de la RDC depuis le génocide de 1994 au Rwanda voisin. unilatéral le 29 octobre, mais plusieurs affrontements sporadiques avec l'armée de Kinshasa et les milices pro-gouvernementales Maï-Maï ou milices hutues, ont eu lieu depuis. Ces dernières semaines, des dizaines de personnes ont succombé au choléra dans d'autres zones de l'est de la RDC. On craint également une épidémie plus au nord, en zone rebelle, où l'accès a été limité par les affrontements et où des dizaines de milliers de personnes ont fui les camps de réfugiés sous la poussée des combattants. tonnes de vivres à quelque 17.000 personnes déplacées dans la région. AP |
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