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| Rite de passage obligé à la Maison Blanche, la
rencontre lundi entre le président sortant George W. Bush et son successeur élu Barack Obama n'est prévue ni codifiée nulle part dans les textes officiels. Mais c'est chaque fois un moment chargé d'émotion au cours duquel se transmettent consignes et secrets. psychologique des pouvoirs", deux mois avant l'investiture du nouveau chef de l'Etat, le 20 janvier. George W. Bush, qui aura occupé le poste pendant huit ans, a promis de faire en sorte que "la première transition en temps de guerre depuis 40 ans" se passe aussi bien que possible. C'est aussi la première fois dans l'histoire des Etats-Unis que le sortant passe le relais à un président noir. de l'histoire américaine, un hommage au dur travail, à l'optimisme et à la foi dans la promesse pérenne de notre nation". Oubliée semble-t-il l'impitoyable campagne électorale et les attaques efficaces du candidat démocrate contre "l'échec de la politique" du républicain sortant. différents chefs de groupe du Congrès sont tous conscients de la gravité de la situation actuelle et veulent que le travail avance", a déclaré le futur 44e président des Etats-Unis la semaine dernière. Son épouse Michelle Obama devait rencontrer de son côté la future ex-First Lady Laura Bush. quelques pas ensemble pour gagner le Bureau ovale sous l'oeil attentif des médias. célèbre bureau présidentiel, selon sa porte-parole. Le secrétaire général actuel Josh Bolten a précisé que les deux hommes se retrouveraient seul à seul. tonalité de cette rituelle rencontre. sortant Dwight Eisenhower (1953-61), républicain âgé de 70 ans, et John F. Kennedy (1961-63), ce démocrate de 43 ans qu'il traitait de "blanc-bec" et de "petit génie". Pourtant, après trois heures d'entretien, M. Eisenhower ressortait "ému par le sénateur Kennedy, sa compréhension des problèmes du monde, la profondeur de ses questions, sa connaissance des dossiers et sa vivacité d'esprit", selon le conseiller présidentiel Kenneth O'Donnell. button", pressant le-dit bouton d'urgence pour qu'arrive immédiatement l'hélicoptère du président. disserté avec le démocrate Lyndon Johnson (1963-69) sur la guerre du Vietnam et les conflits sociaux. "Ce jour-là, nos différences politiques et personnelles se sont évanouies", écrivit Nixon dans ses mémoires. "Il m'a accueilli dans un club très exclusif et m'a fait promettre d'adhérer à sa règle cardinale: soutenir ceux qui vous succèdent". Le président Johnson révéla aussi à son successeur la cachette du coffre-fort dans le mur de la chambre à coucher. son entrevue avec son successeur républicain Ronald Reagan (1981-89), mais, à en croire Walter Mondale, "tout cela est passé bien au-dessus de la tête de Reagan, et Carter a été vraiment secoué". En 1933, le face-à-face entre Herbert Hoover (1929-33), qui partait discrédité, et Franklin Roosevelt (1901-09), qui prenait ses distances avec l'administration sortante, avait été "très froid", raconte Fred Greenstein, politologue à l'Université de Princeton. l'urgence à la mort de Roosevelt, avait tenu à faciliter les choses à son successeur, Dwight Eisenhower, le faisant même accueillir par une haie d'honneur. Mais il s'était dit déçu plus tard, ayant eu "le sentiment que le général Eisenhower n'avait pas saisi toute l'ampleur de la tâche qui l'attendait". 2000, qu'il avait déjà fréquentée du temps de son père George H. Bush (1989-93). L'entretien avec le démocrate Bill Clinton (1993-2001) dura deux heures pendant lesquelles "W." se tint raide, les mains serrées sur les genoux, le pied agité, mais remercia deux fois son interlocuteur pour son hospitalité. découvrit que le clan Clinton avait enlevé la lettre "W" des claviers de nombreux ordinateurs de la Maison Blanche... Le genre de blagues de potache qui font elles aussi partie du rituel. AP |
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